Chronique d’un NainProbable voyage

Mon nom est Ptitbob_Fr et voici l’histoire de ma vie. J’ai vu le jour dans une contrée lointaine un matin d’automne. La lourde brume semblait déjà présager d’une journée bien sombre. Oui, ce jour a bien vu naitre une âme mais en a prise une autre. Ma chère mère n’a jamais eu le bonheur de pouvoir voir son 5ème enfant, car après une grossesse difficile elle a succombée à ma venue au monde. Physiquement différent et rendu responsable de la disparition de ma mère, j’ai vite était mis à l’écart.

Je vous passerai l’histoire de ma jeunesse, trimbalé d’une maison à une autre, d’oncle à tante, toujours de plus en plus loin de la ville comme pour me cacher toujours un peu plus. J’ai vite appris à me débrouiller seul, de petits services au près des paysans des environs, j’ai parfois du faire des taches dont je ne suis pas fier. J’ai vite appris que le troc pouvait m’aider à m’enrichir. J’avais une revanche à prendre sur la vie. De fil en aiguille, j’ai accumulé, troqué et vendu tout ce qui me passait sous la main. Les déchets des un font les trésors des autres. Le temps passant, les écus s’accumulant, les jalousies ont fait ressortir les fantômes du passé. L’imagination des gens n’a pas de limites, mon passé, ma petite taille, ma discrétion et ma fortune ont alimenté les rumeurs dans la région. Pouvoir magique, sorcellerie, mauvais œil, et même pacte avec les elfes ont alimenté les histoires me concernant. Tout allait mal finir, j’ai du fuir. Prendre mes écus et laisser tout mes trésors avant de finir balançant au bout d’une corde dans une forêt sordide.

Me voilà dans la cale d’un bateau pour une destination inconnue. J’ai facilement pu acheter ma place au près du capitaine du bateau qui partait explorer le monde. L’argent facilite souvent les discussions. Après des semaines en mer, semaines qui pourraient nécessiter plus d’encre que mon pot n’en contient si j’avais voulu vous conter les aventures de ce voyage, entre tempêtes, pirates, mutineries, maladies et j’en passe.

A l’aurore d’un jour que l’on attendait identique aux 87 précédant, la silhouette d’une côte sauvage se découpait dans la clarté de l’horizon. C’était comme si tout le bateau s’était réveillé en une seconde, comme le claquement soudain d’une voile dans le vent. Un mélange de joie, curiosité et inquiétude, flottait sur le pont du bateau. La cale était déserte, dépeuplé comme après une tempête. Tous le monde était sur le pont à commenter la découverte du jour. Le soleil était maintenant haut dans le ciel et la côte escarpée indiquait au capitaine que cette baie n’était pas indiquée pour débarquer. Il allait falloir longer la côte pour trouver une côte plus accueillante pour la centaine d’aventurier qui peuplait ce trois mats. Pour ma part, il était impossible de prolonger plus ce voyage. Je ressentais déjà le pouvoir attractif de ce lieu. Je ne pu me résigner à aller plus loi à la recherche d’un lieu propice au débarquement. Me voila dans une barque, seul, en direction de cette côte mystérieuse, derrière moi le navire est déjà toute voile dehors en direction du sud.J’apprendrais plus tard que j’avais débarqué sur les côtes de Trammel. Après quelques temps de marche sur un chemin qui me semblait récent, me voilà devant une ville encore en construction nommée Minoc. Il me semble que je ne suis pas le premier explorateur sur cette terre, une expédition a du débarquer il y a quelques mois. De ma richesse passée, il ne me reste que 1500 écus. La vie semble parfois nous indiquer qu’il est possible d’effacer le passer, tout reconstruire, mais pour cela il faut savoir tout bâtir de zéro. Je me sens libre, léger, mes poches sont vides, mes derniers écus m’ont permis d’acheter une tente. Je me sens déjà chez moi. Pour la troisième fois de ma vie, je vais renaitre et construire ma vie.

Ici, ma petite taille et mon corps trapu, ne semble pas faire peur à cette population d’explorateur. Il ne faut pas être sensible aux curiosités de la nature quand on part découvrir le monde. Le futur me réservait encore de nombreuses surprises. Qui aurait pensé que ce nouveau venu deviendrait un grand propriétaire et rencontrerait d’autres petits hommes comme lui, ferait partie d’une famille prospère et influente dans cette contrée qui grandissait à vue d’œil. Mais la paix ne semblant pas suffire à l’équilibre des mondes, déjà la noirceur du fléau elfique semblait déjà, petit à petit, se rapprocher par la montagne.Ma plume est déjà fatiguée et si le futur m’offre la possibilité de vous conter la suite de cette histoire, vous pourrez peut-être si Trammel a résisté aux assauts des elfes.

 

Votre serviteur

Ptitbob_Fr